Voici nos critères de sélection des vignerons, pour vérifier leur engagement dans l'agriculture durable

1° Recherche de pesticides dans le vin

Nous faisons appel à un laboratoire indépendant, spécialisé en oenologie, agréé COFRAC (Comité Français d’Accréditation), pour rechercher des traces de pesticides (174 pesticides recherché dont le Glyphosate)

Le bilan réalisé est dénommé “Phytobilan 3 Fosétyl-Glyphosate”. Les valeurs minimales sont définies par l’IFV (Institut Français de la Vigne et du Vin (https://www.vignevin.com/wp-content/uploads/2020/07/Fiche-Minimis-VF.pdf)

La rapport d’analyse atteste qu’aucune des molécules n’est détectée à une concentration supérieure à la valeur de Minimis publiée par l’IFV.

2° Sélection par bilan Carbone et CO2

La sélection des vignerons commence par l’évaluation du bilan carbone annuel (bilan humique) et donc de l’évolution du CO2e dans son sol (ce qui “rentre” – ce qui “sort”)

Ce bilan prends en compte les pratiques du vigneron :

  • Enherbement (herbe plantée entre les rangs, sous le rang),
  • Non travail du sol (labourer tue les habitants du sol !)
  • Restitution des sarments (broyés sur place pour nourrir le sol)
  • Apport de matière organique (compost, végétaux broyés, …)

Si le bilan est positif, le vigneron augmente son stock de carbone (plus de matière organique, plus de fertilité) et capte du CO2 dans ses sols et va vers le durable !

Car plus de carbone favorise aussi le retour de la biodiversité !

Sol nu et gazon

Méthode de calcul du bilan humique :

Nous utilisons le modèle Dupuis Hénin (1947), qui intègre aujourd’hui la dimension de la non-perturbation des sols par l’équation de Machet (1990) enrichie par les travaux de Wylleman (1999) puis ceux de E. Attard et al. (ARVALIS, INRA – 2011).

Ce modèle est utilisé et développé dans le monde entier.

Les données entrant en jeu sont nombreuses et variées : température moyenne, coefficients K1 (humification) et K2 (minéralisation secondaire), nombre de jours de sol couvert, apports de matières organiques, exportations de Carbone par les plantes cultivées, restitution au sol des résidus de culture,…

3° Sélection par évaluation de la biodiversité

Nous réalisons ensuite 2 tests pour évaluer la biodiversité microbienne du sol :

  1. Examen au microscope d’un échantillon de sol (identification des communautés de microbes présentes)
  2. Test de stabilité structurale (révélateur du niveau d’activité biologique du sol)
Tarière prélèvement de sol
1.1 - Prelèvement d'échantillons de sol sur la parcelle choisie
Microscope
1.2 - Identification des communautés de microbes présentes (bactéries, ...)
Mottes départ
2.1 - Test de structure par immersion de mottes dans l'eau (1 à 5 minutes)
Mottes 5 mn
2.2 - Si la motte reste compacte, le sol a une bonne activité biologique

Les résultats de ces tests nous permettent d'évaluer la "durabilité" du vigneron :

Satisfaisant : le vigneron va dans le bon sens,

Bilan CO2 et Biodiversité : 👍

Bon : le vigneron a un bon niveau de CO2 et de biodiversité

Bilan CO2 et Biodiversité : 👍👍

Excellent : le vigneron est engagé depuis longtemps, et a de très bons résultats

Bilan CO2 et Biodiversité : 👍👍👍

Remarque importante : Ces sélections ne permettent pas de comparer des vignerons entre eux, car les conditions de culture ne sont pas comparables (climat, type de sol, densité de plantation, etc …)

Nous essayons de déterminer dans quel sens va le vigneron : vers plus de carbone et plus de vie ?

Si c’est le cas, en quelques années, son stock de CO2 va augmenter, la biodiversité va revenir, et avec elle des vignes plus fortes, plus résilientes, et des vins sains, enchanteurs !

Pourquoi évaluer la biodiversité dans la sélection des vignerons ?

Regardez comment les microbes aident la vigne !

Ecosystème vigne

Tous ce “petit monde” vit sous nos pieds, mange et se fait manger, et le tout s’équilibre et apporte des services “gratuits” et irremplaçables !

  • seuls les bactéries et les champignons forment, avec leur “colle”, la structure du sol, le sol “respire”, retient l’eau, la vie se développe …
  • seuls les vers de terre creusent des galeries et retournent des tonnes de terre, tout en la fertilisant,
  • seuls les microbes sont capables de stocker des nutriments (Azote, Fer, Phosphore, Potassium, …) et de les fournir “à la demande” à la vigne,
  • seuls les microbes sont capables de décomposer les toxines et les polluants et éviter la pollution des nappes phréatiques

Que les chants des oiseaux résonnent à nouveau dans nos vignes !